Extrait 4 du Célèbre Rapport Public Canadien qui a incité les autorités internationales à relâcher les restrictions liées à la vaccination contre le Covid-19

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The Unintended Consequences of COVID-19 Vaccine Policy: Why Mandates, Passports and Restrictions May Cause more Harm than Good

Les conséquences involontaires de la politique vaccinale COVID-19 : Pourquoi les mandats, passeports et restrictions peuvent causer plus de mal que de bien

Stigma as a public health strategy

Since 2021, public and political discourse has normalized stigma against people who remain unvaccinated, often woven into the tone and framing of media articles (61). Political leaders singled out the unvaccinated, blaming them for: the continuation of the pandemic; stress on hospital capacity; the emergence of new variants; driving transmission to vaccinated individuals; and the necessity of ongoing lockdowns, masks, school closures and other restrictive measures (see Table 2).

Depuis 2021, le discours public et politique a normalisé la stigmatisation des personnes non vaccinées, souvent intégrée dans le ton et le cadre des articles de presse (61). Les dirigeants politiques ont pointé du doigt les personnes non vaccinées, les rendant responsables de la poursuite de la pandémie, de la pression exercée sur la capacité des hôpitaux, de l’émergence de nouvelles variantes, de la transmission aux personnes vaccinées et de la nécessité de maintenir les fermetures, les masques, les fermetures d’écoles et autres mesures restrictives (voir tableau 2).

Political rhetoric descended into moralizing, scapegoating, and blaming using pejorative terms and actively promoting stigma and discrimination as tools to increase vaccination. This became socially acceptable among pro-vaccine groups, the media and the public at large, who viewed full vaccination as a moral obligation and part of the social contract (62).

La rhétorique politique s’est muée en moralisation, en désignation de boucs émissaires et en accusation, utilisant des termes péjoratifs et promouvant activement la stigmatisation et la discrimination comme outils pour augmenter la vaccination. Cette attitude est devenue socialement acceptable pour les groupes pro-vaccins, les médias et le grand public, qui considéraient la vaccination complète comme une obligation morale et un élément du contrat social (62).

The effect, however, has been to further polarize society – physically and psychologically – with limited discussion of specific strategies to increase uptake especially in communities where there would be disproportionately larger individual and societal benefits. There is rarely a discussion of who and why people remain unvaccinated. Vaccine policy appears to have driven social attitudes towards an us/them dynamic rather than adaptive strategies for different communities and risk groups.

L’effet, cependant, a été d’accentuer la polarisation de la société – physiquement et psychologiquement – avec une discussion limitée sur les stratégies spécifiques pour augmenter l’adoption de la vaccination, en particulier dans les communautés où les bénéfices individuels et sociétaux seraient disproportionnés.
La question de savoir qui et pourquoi les gens ne sont pas vaccinés est rarement abordée. La politique vaccinale semble avoir orienté les attitudes sociales vers une dynamique « nous/eux » plutôt que vers des stratégies adaptées aux différentes communautés et groupes à risque.

Leveraging stigma as a public health strategy, regardless of whether or not individuals are opposed to vaccines, is likely to be ineffective at promoting vaccine uptake (72). Unvaccinated or partially vaccinated individuals often have concerns that are based in some form of evidence (e.g. prior COVID-19 infection, data on age-based risk, historic/current trust issues with public health and governments, including structural racism), personal experiences (e.g. direct or indirect experience of adverse drug reactions or iatrogenic injuries, unrelated trauma, issues with access to care to address adverse events, etc.) and concerns about the democratic process (e.g., belief that governments have abused their power by invoking a constant state of emergency, eschewing public consultation, and over-relying on pharmaceutical company-produced data) that may prevent or delay vaccination (46-47,73-76).

Tirer parti de la stigmatisation en tant que stratégie de santé publique, que les individus soient ou non opposés aux vaccins, risque d’être inefficace pour promouvoir l’adoption des vaccins (72).
Les personnes non vaccinées ou partiellement vaccinées ont souvent des préoccupations qui reposent sur une certaine forme de preuves (par exemple, une infection antérieure par le COVID-19, des données sur le risque lié à l’âge, des problèmes de confiance historiques/actuels avec la santé publique et les gouvernements, y compris le racisme structurel), des expériences personnelles (par exemple, l’expérience directe ou indirecte de réactions indésirables aux médicaments ou de blessures iatrogènes, un traumatisme non lié, des problèmes d’accès aux soins en cas d’événements indésirables, etc, la conviction que les gouvernements ont abusé de leur pouvoir en invoquant constamment l’état d’urgence, en évitant la consultation publique et en se fiant excessivement aux données produites par les sociétés pharmaceutiques) qui peuvent empêcher ou retarder la vaccination (46-47,73-76).

Inflammatory rhetoric runs against the pre-pandemic societal consensus that health behaviors (including those linked to known risk factors for severe COVID-19, e.g., smoking and obesity) not impact the way medical, cultural, or legal institutions treat individuals seeking care. Some governments discussed or imposed medical insurance fines or premiums on the unvaccinated, while hospital administrators considered using vaccination status as a triage protocol criterion. The American Medical Association released a statement decrying the refusal to treat unvaccinated patients (77) but this has not prevented the ongoing narrative of shaming and scapegoating people choosing not to get vaccinated.

La rhétorique inflammatoire va à l’encontre du consensus sociétal pré-pandémique selon lequel les comportements en matière de santé (y compris ceux liés à des facteurs de risque connus de COVID-19 grave, par exemple le tabagisme et l’obésité) n’ont pas d’incidence sur la manière dont les institutions médicales, culturelles ou juridiques traitent les personnes qui demandent des soins.
Certains gouvernements ont discuté ou imposé des amendes ou des primes d’assurance médicale aux personnes non vaccinées, tandis que les administrateurs d’hôpitaux ont envisagé d’utiliser le statut vaccinal comme critère du protocole de triage. L’American Medical Association a publié une déclaration décriant le refus de traiter les patients non vaccinés (77), mais cela n’a pas empêché la poursuite du discours consistant à faire de la honte et à faire des boucs émissaires des personnes choisissant de ne pas se faire vacciner.

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(Accepted for Publication BMJ Global Health, May 2022)

Auteurs du rapport :

Kevin Bardosh : School of Public Health, University of Washington, USA AND Division of Infection Medicine, Edinburgh Medical School, University of Edinburgh, UK
Alexandre de Figueiredo : Department of Infectious Disease Epidemiology, London School of Hygiene and Tropical Medicine, UK
Rachel Gur-Arie : Berman Institute of Bioethics, Johns Hopkins University, Baltimore, MD, USA AND Oxford-Johns Hopkins Global Infectious Disease Collaborative (GLIDE), Oxford, UK, and Baltimore, MD, USA
Jamrozik Euzebiusz : Oxford-Johns Hopkins Global Infectious Disease Collaborative (GLIDE), Oxford, UK, and Baltimore, MD, USA AND Ethox and Wellcome Centre for Ethics and Humanities, University of Oxford, UK
James Doidge : Intensive Care National Audit and Research Centre (ICNARC), London, UK 8 Department of Medical Statistics, London School of Hygiene and Tropical Medicine, London UK
Trudo Lemmens : Faculty of Law and Dalla Lana School of Public Health, University of Toronto, Canada
Salmaan Keshavjee : Department of Global Health and Social Medicine, Harvard Medical School, Boston, MA, USA
Janice Graham : Department of Pediatrics (Infectious Diseases), Dalhousie University, Canada
Stefan Baral : Department of Epidemiology, Johns Hopkins School of Public Health, Baltimore, USA

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