West Side Story – La nouvelle version de Steven Spielberg & la musique de Leonard Bernstein

Quand Spielberg revisite West Side Story

La nouvelle version de Steven Spielberg de West Side Story est de très grande qualité. Beaucoup disent qu’il a même amélioré et magnifié l’oeuvre originale.

Je l’ai personnellement beaucoup appréciée. Pour avoir vu les deux, et donc la version de Spielberg au cinéma, j’ai été plus touchée par cette dernière. Je suis sortie de la séance pleine d’émotions et en ayant encore plus été traversée par tous les messages du film sur la haine, le rejet, le racisme et sur le sens de cette comédie musicale par rapport à l’histoire de New-York et des Etats-Unis.

West Side Story par Steven Spielberg, sortie décembre 2021
West Side Story par Steven Spielberg, sortie décembre 2021

La comédie raconte le New-York des années 50 entre racisme, guerre des gangs et amour impossible.

Pour la petite histoire, le terrain de basket que l’on voit au départ est le seul lieu réel qui soit resté intact et qui reste utilisé actuellement dans la version de Spielberg par rapport au film des années 1950. Ce terrain se situe dans le Harlem espagnol de New-York.

En 1957, New-York accueille la création de West Side Story. La comédie frappe par l’authenticité de ses scènes, notamment les scènes de combat. Pourquoi ont-elles l’air si vraies ? Parce qu’elles le sont ! Les acteurs se battaient vraiment et sur le plateau, des médecins viennent chaque jour soigner les blessures.

Cette aventure a été inoubliable pour toute personne y ayant participé et Leonard Bernstein en a été la pièce maîtresse.

West Side story, une aventure musicale

L’auteur compositeur mêle pour la première fois le jazz et la musique latino-américaine, ouvrant ainsi les horizons artistiques de l’époque.

Un chef d’oeuvre qui tient en un seul accord : les 3 notes du début seront la clé de toute la partition, comme Beethoven qui utilise 4 notes majeures pour construire sa cinquième symphonie.

West Side Story sera le plus grand triomphe de Leonard Bernstein, au point de faire de l’ombre au reste de sa carrière. Il a toute sa vie été très ennuyé par le fait que l’on ne parle que de ce projet.

Cela a eu pour conséquence que tout le monde a attendu de lui qu’il compose une autre comédie musicale du même niveau, des attentes qui peuvent parfois être vécues comme une malédiction pour un artiste.

Lorsque l’on connaît un immense succès auquel on vous ramène constamment, cela peut être très pesant.

West Side Story, une histoire de New-York

La comédie relate véritablement l’histoire de New-York et en cela, c’est un film qui reste très intéressant à étudier.

Quand Leonard Bernstein compose la musique du film, il habite au coeur de Manhattan dans un immeuble classé qui s’appelle The Osborne et qui se situe en face du Carnegie Hall. A 39 ans, il est déjà connu à Broadway : il a déjà composé la musique de trois comédies musicales : On the Town, Wonderful town et Candide. Il a également composé la musique d’autres films dont « Sur les quais » d’Elia Kazan. Leonard rêve alors de créer un opéra américain.

L’histoire et le parcours de Leonard Bernstein

Né en 1918 à Lawrence dans le Massachusetts de parents ukrainiens, Leonard Bernstein a étudié la composition à Harvard. Puis il se forme à la direction d’orchestre au Curtis Institute de Philadelphie et devient à 41 ans le Directeur Musical de l’Orchestre Philarmonique de New-York.

1949 : Jerome Robbins appelle Leonard et lui fait part de son idée pour l’histoire de West Side Story.

Toutes ses partitions sont conservées à Washington à la bibliothèque du congrès, la plus grande bibliothèque au monde.

En se baladant dans New-York, il se tient à l’écoute des sons de la ville et c’est ce qui va caractériser sa composition. Il entend du mambo qui est la musique sur laquelle les portoricains dansent à New-York. Leonard traînait dans New-York, il allait dans les clubs et notamment au dancing du Palladium où jouait Tito Puente.

Il aimait travailler tard quand tout le monde allait dormir vers 1h ou 2h. Il s’allongeait sur le divan, fermait les yeux, imaginait la musique et ensuite il allait lui donner vie au piano. Puis il la notait sur une partition.

Sa musique très contrastée représente parfaitement le conflit et les combats entre les Sharks et les Jets. La musique porte aussi la peur de l’époque de la guerre atomique avec ce sentiment qu’ont les personnages de vivre comme s’ils n’avaient rien à perdre.

Stephen Sondheim aide à la finalisation de l’écriture des paroles et prend part à ce projet en aidant sur la fluidité des textes.

Source : Arte TV

Ecouter la B.O. >>

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